Qu'apprenais-je en observant l'oeuvre de MELI ?
A observer ?
Elle ne peint pourtant rien de ce qui est visible.
Elle peint l'air.
Un air précis entre la mer illimitée et le ciel illimité.
Si je quitte son cadre,
j'inventorie des éléments connus, répertoriés.
Mais dans son cadre l'espace et l'invisible surgissent.
J'y vois ce qui a été, ce qui est et ce qui sera.
Face au travail de MELI, je ressens une émotion longue,
bouleversante, entre la stupeur et l'émerveillement.
La joie simple d'être au milieu d'un monde si beau.
N'être plus grand chose et beaucoup à la fois.
Une fenêtre ouverte sur l'univers qui me dépasse,
le cadre dans lequel l'espace devient un tableau,
une goutte dans un océan,
une goutte lucide qui se rend compte qu'elle existe,
et que, par elle, la vie existe.
Minuscule et grande.
Intense.
Voilà l'oeuvre de MELI.
 

M. PEARRON